ICI OU AILLEURS…




Ma plume se met à danser
Mes doigts caressent le clavier
Suivent la mouvance de la musique
Des refrains de mots glanés
Les rimes sortent de leur écrin
Et semblent être sous hypnose
Ma muse lointaine est en transe
Elle s’emballe chaque fois
De son agilité féline elle se lance
Dans l’ondulation des flots
Je vis de nouveau dans l’ébriété
Entre le crissement des dentelles
Et la nudité de ce corps en exhibition
Corps d’airain, soleil crépusculaire
Statue d’airain, musc de l’envoûtement…
Des jours d’antan oubliés
Viennent se jeter dans les bras des flots
Les arbres, la lune, l’escadron des étoiles
Renvoient mille reflets
Eclats des échos répercutés
Par la main féerique de la divine nature
J’entends venir de loin, de très loin…
Le cortège envoûtant de toutes les rumeurs
Les longues veillées de la vie
Où deux êtres qui restent enlacés
Suivent avec fougue l’évolution des flammes
Dans l’âtre de la nuit
Bois brûlé, colonnes de feux féconds
Auréoles colorées à la ferveur de l’instant
Signe unique de l’intense complicité
La résine réchauffée crépite
A la mesure de l’afflux du sang
Dans nos veines dilatées
Et nous vivons ces moments
La main dans la main
Les yeux se mirent dans les yeux
Et l’ombre de nos corps rapprochés
Se projette dans le flou des murs visités
Nous vivons une fois de plus nos vies
Dans cette sublime félicité
Dehors, à l’écart, ailleurs…
La fureur du vent sur les toits
La pluie qui frappe à notre porte
Les éclairs qui illuminent nos étreintes
Nous sommes loin de tous ces caprices
L’hiver ne peut nous atteindre
Et puis c’est l’accalmie…
L’âtre perd de sa vitalité
C’était…je ne sais plus… !
L’horloge signe toujours son éminente présence
Elle me toise de son unique tic-tac monotone
Je succombe une fois de plus devant une photo
Accrochée auprès de ma veilleuse
Solitaire effigie au sourire figé
Je ne me souviens plus…
L’onde a emporté l’autre onde
Et ma source est de nouveau tarie…
Une main secoue mon arbre
Fait vaciller les feuilles de l’automne
Cette main frivole me remet sur les rails
Ma barque est toujours fixée
Aux amarres du quai déserté
Un autre sourire, une autre femme
Une amie du siècle passé…
Ou ma récente femme jalouse
Je ne sais plus…je ne peux oublier
Le couperet vient de descendre
Le rideau finit par tomber
On kidnappe de nouveau mes rêves
Je monte en titubant l’escalier du réveil
Mes mains ankylosées se suspendent à la rampe
De mon lit hanté
Et je marche dans le seuil d’un autre… jour


A : S . FATIMA ZAHRA
Khénifra/Maroc
loubay_k@yahoo.fr




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